Roadster BMW Z1 : comparatif 4 générations de Z-series et cote 2026

Roadster BMW Z1 : comparatif 4 générations de Z-series et cote 2026

16 juin 2026
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Le roadster BMW Z1 occupe une place fondatrice dans l’histoire du constructeur bavarois. Produit entre 1988 et 1991 à seulement 8 703 exemplaires, ce biplace à portes coulissantes lance la lignée des Z-series et annonce une philosophie de conduite qui perdurera jusqu’au Z8. Pour situer ce modèle parmi ses héritiers et préparer un achat ou une revente, le tableau comparatif de cet article rassemble les données des quatre générations de roadsters BMW sur un seul écran.

Le Z1, un roadster conçu comme aucun autre

À l’origine du Z1, un projet conduit par la BMW Technik GmbH à partir de 1986 : tester de nouveaux matériaux de carrosserie et explorer une architecture de châssis inédite. Le résultat est un plancher en acier galvanisé surmonté de panneaux thermoplastiques interchangeables, une première dans l’industrie automobile de grande série. Changement de couleur possible en atelier en quelques heures, meilleure résistance aux petits chocs : la démarche est autant commerciale que technique.

La signature absolue du Z1, c’est sa porte qui coulisse verticalement à l’intérieur du bas de caisse. En position basse, la conduite portes ouvertes devient envisageable sans risque : les occupants restent protégés par la structure des seuils. Ce brevet ne sera jamais repris sur aucun autre modèle de série BMW.

Côté mécanique, BMW choisit la sobriété : le six-cylindres en ligne M20B25 de 2,5 litres délivre 170 ch et 222 Nm. La vraie innovation se trouve à l’arrière, avec une suspension multibras à géométrie semi-variable développée spécifiquement pour ce châssis. C’est elle qui donne au Z1 son équilibre naturel en courbe. La fiche technique complète avec les cotes d’occasion estimées détaille chaque dimension de châssis et chaque spécification moteur.

Z1, Z3, Z4 et Z8 : le comparatif des quatre roadsters BMW

Les quatre générations de Z-series partagent la même philosophie biplace, propulsion arrière et toit escamotable, mais divergent radicalement en termes de positionnement et de performances. Ce tableau place le Z1 dans son contexte réel pour un choix d’achat éclairé.

Modèle Production Moteur Puissance Poids 0-100 km/h Cote actuelle Verdict
Z1 1988-1991 6-cyl. 2,5 L 170 ch 1 250 kg 7,9 s 25 000-60 000 € Rare, collector, portes iconiques
Z3 1995-2002 4 à 6-cyl. 115-325 ch 1 100-1 360 kg 5,4-9,5 s 4 000-22 000 € Accessible, large choix, M roadster disponible
Z4 E85/E86 2002-2008 6-cyl. 2,0-3,2 L 150-343 ch 1 265-1 500 kg 4,7-8,3 s 5 000-30 000 € Design affirmé, gamme complète
Z8 2000-2003 V8 5,0 L 400 ch 1 585 kg 4,7 s 90 000-150 000 € Hommage 507, V8 S62, ultra-exclusif

Le Z1 se distingue par sa rareté absolue : moins de 9 000 unités produites, aucune possibilité de réédition. Un Z3 M roadster affiche des performances très supérieures pour un budget quatre à cinq fois inférieur. Le Z1 se justifie pour sa valeur patrimoniale, pas pour ses chronos bruts.

Comportement routier : les vraies sensations au volant du Z1

Le 0-100 km/h en 7,9 secondes place le Z1 loin des sportives modernes. Ce chiffre ne reflète pas l’expérience réelle. La suspension arrière multibras, calibrée pour ce châssis spécifique, offre un équilibre que les Z3 d’entrée de gamme avec leur essieu semi-rigide à ressorts ne peuvent pas atteindre. Neutre à l’entrée de courbe, progressif en limite d’adhérence, le Z1 récompense une conduite technique et précise.

Le M20B25 monte en régime avec la douceur caractéristique des mécaniques BMW des années 1990. La direction à recirculation de billes transmet plus d’informations que les crémaillères assistées électroniquement des roadsters actuels. Sur route sinueuse, la légèreté du Z1 (1 250 kg) compense largement sa modestie en chevaux : chaque virage devient une conversation entre les roues et le sol, sans filtre numérique.

L’absence de direction variable, d’ESP paramétrable ou d’aide au freinage modulable est une qualité, pas un défaut. Le Z1 se pilote avec les mains et les pieds, sans déléguer aux calculateurs.

Cote et achat d’un BMW Z1 en 2026

Le marché du Z1 progresse régulièrement depuis 2018. En 2026, un exemplaire en état correct se négocie entre 25 000 et 40 000 euros. Les versions très basse kilométrage (moins de 30 000 km) avec carnet d’entretien BMW complet et panneaux de carrosserie d’origine non repeints atteignent 50 000 à 60 000 euros.

Trois points critiques à vérifier impérativement avant signature :

  • Plancher en acier galvanisé : les bas de caisse, dissimulés sous les panneaux thermoplastiques, peuvent présenter une corrosion invisible à l’oeil nu. Seule une inspection en fosse permet de l’évaluer correctement.
  • Authenticité des panneaux : certains exemplaires ont vu leurs panneaux remplacés par des copies en matériaux différents, repérables à la texture de surface et aux jeux de carrosserie.
  • État de la capote : coûteuse à remplacer (1 500 à 2 500 euros pièce), son étanchéité conditionne l’état de l’habitacle sur la durée.

Côté couverture, assurer un Z1 en tant que voiture de collection suppose une valeur agréée avec l’assureur, un kilométrage annuel limité et une garantie pièces de collection. Une assurance classique sous-évalue systématiquement ce type de véhicule. Pour les acheteurs qui évaluent les options de financement pour une BMW d’occasion, le Z1 s’acquiert généralement au comptant : sa valeur patrimoniale rend le crédit automobile inadapté à cet achat.

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